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Témoignages des mamans
ChristelleChère Vanina
Pour moi, le son de la voix est très important et lorsque je t’ai entendue parler, j’ai senti de la chaleur. Tu as été présente sans être envahissante, chaleureuse mais pas étouffante, pleine d’amour mais pas mielleuse. Lorsque tu nous rendais visite, il y avait de la joie, de la gaieté. Tu étais sincère dans tes paroles, dans tes récits. Tu n’as jamais cherché à nous convaincre de quoi que ce soit et lorsque nous avions des questions sur la naissance, tu n’as rien caché, au contraire, tu étais limpide.
Puis nous t’avons appelée pour nous accompagner à la clinique. C’était rassurant de te savoir là avec nous. Pour nous, baignés dans la découverte de ce qui se passait, tu représentais l’être accompagnant et expérimenté qui nous menait sur le chemin, sans nous porter non plus. Pendant tout le temps passé à la clinique, tu m’as conseillée, aidée, soutenue et toujours avec beaucoup de douceur et de discrétion. Parfois, tu me caressais le front ou la main. Tu me parlais, mais tout cela avec une grande écoute de ce dont je pouvais avoir envie ou besoin. Parfois, c’était le silence.
Puis, après la naissance, j’avais très froid et tu m’as prise dans tes bras pour me réchauffer. Réchauffer le corps, mais l’âme aussi, comme une mère, comme une amie.
Tu as su t’éclipser pour nous laisser seuls avec Ambre puis revenir et tout cela sans jamais t’imposer, ave beaucoup d’écoute et d’amour.
Par la suite, tu as continué à prendre de nos nouvelles, toujours avec intérêt et prévenance. Aujourd’hui je garde en souvenir de ta présence comme un cadeau. Pour moi, une accompagnante périnatale est une personne qui a un grand rôle car celle-ci prodigue les gestes et les paroles dont la future maman a envie ou besoin et que son entourage (sage-femme ou mari) ne pense pas à faire ou n’a pas le temps de faire. C’est beaucoup plus qu’un métier car il faut beaucoup d’amour, c’est une vocation.
Pour moi, j’ai été ravie de te rencontrer de cette manière et je serai ravie de te revoir, dans d’autres circonstances ou les mêmes !
Brigitte
Anaïs se porte comme un charme. Elle est toujours aussi calme et douce. Simon déborde d'affection pour elle. Ils sont beaux tous les deux ensembles. Simon est parfois dur avec moi, il m'en veut de ne pas avoir toujours autant de temps pour lui qu'avant. Mais on apprend à trouver un équilibre, petit à petit; et je trouve qu'on s'en sort bien !
Anaïs grossit bien. Et je suis fière que ce soit grâce à mon lait !! Ho la la, oui, qu'est ce que je suis fière !!
Donc, Anaïs tète bien, à la demande.. Il n'y a pas l'ombre d'un biberon dans la maison ! Les mamans de Galactée m'ont déjà secourue 2 fois au téléphone car Anaïs régurgite facilement. En fait elle avale pas mal d'air, il faut donc que je la fasse roter.
Je me marre des réflexions des autres (famille, copains...), en vrac :
"Tu l'allaites encore ?"
"Même la nuit ?"
"Tu vas continuer jusqu'à quand ?" (Sous-entendu "tu t'arrêtes bientôt!")
"Il faut qu'elle tète toutes les 3h non ?"
"Elle tète toujours autant" celle là elle est top !!
"Elle tète trop " ça, c'est ma mère ! Si! Si!
"Et le papa, tu le laisses s'en occuper?"
Et sur le cododo, c'est fou ce que je peux entendre :
"Tu délaisses ton mari" qu'est-ce qu'ils en savent ??!
"C'est pas sain"
"Tu vas l'étouffer"
"Tu dois être crevée" (c'est l'inverse!)
"Tu arrêtes quand?"
Anaïs est tellement rassurée que je dorme avec elle. Et moi je le suis encore plus qu'elle !!
Je peux poser ma main sur elle dans la nuit, vérifier qu'elle est chaude, qu'elle est vivante, et me rendormir. J'ai trop souffert de la mort de P. pour être blessée de leurs réflexions. En cela P. m'a donné une force incroyable.
Quand ils vont me voir la porter dans l'écharpe, là, ils vont vraiment me prendre pour une folle !! A ce propos, je vais à une réunion de portage le 15 nov. Je te rendrai ton écharpe après, et d'ici là j'aurai la mienne. Pour l'instant je la porte dans le hamac : elle aime bien mais moi ça me fait mal au dos.
Je te rendrai aussi la 2°housse du coussin d'allaitement qui était restée dans le panier à linge sale.
Bref, me voilà sur la planète des mamans zen : pourvu que ça dure !!
J'avoue que les coups de blues sont toujours là. P. me manque toujours autant, mais son absence est devenue plus douce. Il veille sur nous, notre petit ange.
Je garde un souvenir merveilleux de mon accouchement. Là aussi je suis fière, et çà me donne de la force ! Merci encore de m'avoir aussi bien soutenue, comprise, écoutée. J'ai enfin l'impression d'avoir une deuxième chance dans la vie.
J'espère que tu vas bien, c'est toujours pour moi une grande joie de te parler
Bisous
MarikoLorsque ma sage-femme m'a parlé d'avoir une accompagnante à mon accouchement, l'idée d'avoir quelqu'un de plus m'a semblé intéressante. Quand j'ai rencontré Vanina pour la première fois à mon rendez-vous du sixième mois avec ma sage-femme, j'ai été toute de suite attirée par sa personnalité chaleureuse, à la fois discrète et douce. C'est là où j'ai décidé que sa présence serait la bienvenue. Je ne savais pas à quoi m’attendre lors d'un accouchement naturel. J'avais lu qu'une femme qui se sent bien entourée résiste mieux à la douleur. La sage-femme m'a aussi rappelé que dans le cas où elle serait absente, la présence de Vanina pourrait être encore plus importante. Et voilà c'est exactement cela qui s'est passé le jour de la naissance d'Alya!
Quand on m'installe dans la salle d'accouchement à Décines, je me sens sereine. Vanina a l'air de bien connaître le lieu et même la sage-femme de garde, Aurélie. Moussa (mon mari) et Vanina s'entendent bien tout de suite, pourtant c'est la première fois qu'ils se rencontrent. Pendant la première partie de travail, ils m'accompagnent dans le jardin pour une petite ballade (j'ai envie de prendre de l'air frais) et une fois revenus dans la salle d'accouchement, Vanina se procure des couvertures et des draps pour me faire un tapis de yoga sur lequel je passe le reste de mon travail.
C'est entre 7 et 10cm que je commence à avoir des contractions très, très douloureuses. J'ai mon premier moment de peur, car je ne
sais pas combien de temps ça va durer. C'est là où Vanina me félicite d'avoir accéléré le travail (!) avec mes positions et elle m'encourage de continuer comme ça. Et puis après quelques contractions de plus, je suis envahie par une forte pression vers le bas du bassin. Vanina la reconnaît toute de suite comme une envie de pousser. Elle va chercher la sage-femme en courant et quand elles reviennent, j'ai mon deuxième moment d'angoisse. Maintenant il faut que le bébé sorte, mais comment avoir encore de la force et supporter la douleur? Je regarde autour de moi. Il n'y a que Vanina dans la salle qui a déjà traversé ce chemin. Comme si elle lisait mes pensées, elle me dit « Ton bébé est presque là. Il faut juste qu'elle sorte! » Je retrouve mon énergie et pendant la prochaine contraction je sens la tête sortir, même sans que je pousse. Miraculeusement, je ne sens plus aucune douleur, seulement les épaules et ensuite son torse qui glissent de mon corps. Et puis, le moment le plus magique: notre fille Alya est enfin avec nous!! !! J'ai envie de remercier tout le monde autour de moi, mais je ne trouve pas de mots.Quelques jours après quand j'ai Vanina au téléphone de ma chambre, je peux enfin exprimer ma gratitude. Je n'aurais pas pu accoucher avec autant de liberté et respect sans son soutien et sa présence. Merci, Vanina, de m'avoir aidée à enfanter Alya! Cela m'a laissé avancer dans la connaissance de moi-même.
Sylvie
"Mon bébé a 8 mois.
C’est une merveille. Toutes les mamans du monde le savent.
Il est calme, serein. Il me suffit de le regarder ou de le serrer dans mes bras pour être apaisée.
Il est né dans des circonstances privilégiées car nous avions une accompagnante.
Il y a 8 mois déjà, et j’en ressens encore aujourd’hui les bénéfices.
C’est tellement important la naissance ! le premier instant, le premier regard, la première caresse.Moi, j’y pense toujours à mon accompagnante.
Bien sûr, le jour J c’est important, elle est notre avocat auprès de l’équipe médicale, une présence rassurante, elle sait ce qu’il faut dire, ce qui est important pour nous, elle sait que cette naissance est unique.
Mais surtout, elle nous donne confiance en nous, en nos capacités. Pour moi, c’est vraiment ça le ‘plus’ de l’accompagnante.
Quand on va voir un médecin, une sage-femme, on se trouve en face de celui qui a le savoir, celui qui va nous « accoucher » avec sa compétence.
Avec l’accompagnante, c’est tout le contraire. Elle nous dit qu’on est capable et nous rend acteur, elle nous aide aussi à cerner ce qu’on veut vraiment vivre. C’est moi qui accouche, et non le gynéco.Moi qui avait peur de ne pas être à la hauteur, elle m’a donné confiance en moi..
Et du coup, le reste suit naturellement. Je sais allaiter mon bébé, je le connais mieux que quiconque et lui, c’est de moi dont il a besoin et non des mains expertes du personnel de la clinique.
On est bien plus « cool » quand on se fait confiance, et le bébé aussi.
Pour celles qui hésitent encore entre avec ou sans accompagnante, je voudrais dire que le bénéfice, on ne le voit pas toujours d’emblée mais qu’on l’a pour toujours".